Au départ de Vert le Petit, nous filons vers le nord et passons bientôt devant la ferme de Misery. Peu après, nous atteignons le château d'Echarcon.

A savoir : Misery est un site très ancien. Il appartient à l'abbaye de St Denis qui l'échange en 829 contre d'autres biens. Le bâtiment conserve les vestiges d'une chapelle à son angle nord. Réhabilités, les communs accueille une école d'équitation. A Echarcon, l'actuel château est une demeure implantée au centre d'un parc. Ce dernier abrite un nymphée du 18ème richement décoré, dont l'une des trois baies donne accès à une grotte, tandis que les autres ouvrent sur les jardins. L'église St Martin est construite au 12ème siècle et son choeur ajouté au 13ème. Le village prend de l'importance sous le règne de Philippe Auguste : Thomas Bibens, homme lige du roi, s'y fait construire un château. Ecuyer du roi, conseiller parlementaire, évêque s'y succèdent ensuite. Au 17ème siècle, le duc de Villeroy intègre ses terres à sa seignerie. Durant le 20ème, une papeterie favorise la croissance économique du village.
La cave du renard nous attire vers l'Essonne, où le Gr11C nous conduit le long des marais. Nous bifurquons au moulin d'Ormoy qui a cessé du moudre la farine au 20ème, puis nous découvrons l'église St Jacques, dont l'origine remonte au 12ème siècle. Fortement remaniée au 20ème, son choeur et ses bas côtés sont alors supprimés. A travers les Nouzets, nous remontons jusqu'à l'église St Pierre et le château de Villeroy.

A savoir : le village de Mennecy est fondé avant le 8ème siècle. L'église est construite vers 1221. Le village est rattaché à Corbeil jusqu'à ce que la famille de Neufville l'achète au 16ème. Le château est considéré alors comme l'un des plus beaux du royaume. Au 17ème, le marquisat est élevé en duché. Deux pilastres sont érigés à la porte de Paris en 1775 par Gabriel Louis François de Neufville. A l'opposé, deux pavillons sont ajoutés rue de Milly. Mais de Neufville meurt sur l'échafaud et le château est remis aux héritières qui le vendent à la famille La Fontaine Grandcourt. De 1796 à 1819, le château renaissance et ses dépendances sont démantelés et vendus, cependant que Napoléon séjourne brièvement dans l'un des pavillons de la ville en 1814. Une manufacture de porcelaine s'installe au centre du bourg et favorise sa prospérité. Une mairie est édifiée en 1854 à l'emplacement d'un ancien marché qui alimente Paris en céréales. Elle comporte alors des arcades ouvertes destinées à abriter le nouveau marché. Au 20ème, l'arrivée du chemin de fer modifie la ville. La porte de Paris est équipée de passages pour piétons. Vers 1972, la société Levitt implante 1600 pavillons sur la commune, créant ainsi un hausse de la démographie.
Après en avoir suivi le parc, nous débouchons devant le château de Fontenay le vicomte, et plus loin, nous découvrons l'église St Rémi. A nouveau, nous nous rapprochons de l'Essonne, avant de traverser Ballancourt. Depuis le Mont, nous nous laisser glisser jusqu'au château du Grand Saussay. Tout en bas, nous nous laissons guider sur le Pr pour profiter de la fraîcheur de l'eau.

A savoir : Fontenay est mentionné dès 829 par l'abbaye de St Denis. Sous le règne d'Hugues Capet, les comtes propriétaires instituent des vicomtes pour les représenter. L'église St Rémi est bâtie au 12ème siècle. Des contreforts lui sont ajoutés ultérieurement. Au 14ème, la seigneurie est dirigée par les Honville. Après la guerre de cent ans, le village est plus important que Mennecy. Au 20ème siècle, un château est reconstruit à l'emplacement d'une ancienne demeure dont subsistent les communs, l'orangerie et la ferme. Concernant Ballancourt, le village est offert en 1237 par St Louis à sa mère la reine Blanche. Un château est édifié en 1328 à l'emplacement d'un domaine seigneurial, brûlé par les espagnols lors du siège de Corbeil. Une commanderie est implantée au même endroit. En 1656, le fief devient possession des ducs de Villeroy, qui le conservent jusqu'à la fin du 18ème après avoir remodelé le château. L'église est rebâtie sur un édifice antérieur en 1868. Mais elle est à nouveau reconstruire au 19ème, malgré l'attachement des villageois à leur église. La physionomie du village est bouleversée par l'arrivée du chemin de fer et l'accroissement démographique.
En suivant la rivière, nous dépassons Baulne et la Ferté Alais, puis remontons vers le plateau à partir de Guigneville. A la croix St Jacques, nous tournons à droite pour rejoindre Marchais puis Boutigny. Après un coup d'oeil à l'église, nous admirons un instant le château de Belesbat, de l'autre côté de la rive.

A savoir : en 1479, Louis XI séjourne dans l'ancien château de Bélesbat édifié au 15ème siècle. En 1556, Louis XII autorise son acquisition par Jean Hurault de La Grange, conseiller au grand conseil. Michel de L'Hôpital, apôtre de la tolérance, y décède dans les bras de sa fille en 1573. Henri IV fréquente régulièrement le château, dont le logis est entièrement reconstruit au 17ème. De 1706 à 1740, J.-B. Berthelot de Duchy, qui en est le seigneur, y reçoit plusieurs fois Voltaire. Ensuite, Rémy François de Chestret, bienfaiteur de Boutigny, acquiert le domaine en 1786 et le transmet par héritage au marquis de Rennepont. Il passe ensuite dans la famille Allez qui le prête comme camp d'entrainement pour l'infanterie durant la première guerre mondiale. En 1920, les Raynal le récupère, mais les allemands viennent l'occuper durant la seconde guerre mondiale. Le château, désaffecté, tombe en ruines. En 1970, l'ensemble est rasé et les douves comblées. Vendu en 1987, le château a été entièrement reconstruit.
Plus loin, Vayres nous réserve quelques jolies surprises et nous voici déjà en train de remonter la vallée de Misery. Avant le Rocher de beurre, nous tournons à droite pour nous rejoindre d'Huison. De là, nous traversons le plat de l'île et retrouvons le Gr111A. Nous passons devant le château de Presles, arrivons au coeur de la Ferté, puis nous traversons la Porte de Baulne qui débouche sur le Pont de Villiers. Nous nous accordons une pause au moulin du Gué et suivons le cours de l'eau jusqu'à Aubin. Là, nous décidons de traverser Itteville pour découvrir son église. Puis en suivant le chemin rural n°5, nous accédons au marais tout proche. Ce dernier constitue une réserve ornithologique réputée. Mais il nous faut rejoindre notre point de départ, et le domaine de l'Epine nous permet de contourner le triste centre du Bouchet et c'est grâce au Gr111C que nous traversons l'étang fleuri avant de retrouver Vert le Petit.

A savoir : longtemps propriété de plusieurs seigneurs, Vert est rattaché à Vert le grand, élevé en baronnie au 17ème siècle. Le village revient à Anne Martinozzi, soeur du cardinal Mazarin, princesse de Conty. L'église du 12ème est reconstruite au 13ème et remaniée au 18ème à la demande de Catherine Hardouin-Mansart, fille de l'architecte. Tout près, le presbytère conserve une porte agrémentée d'un décor. Il est vendu comme bien national durant la révolution, à Henri Sanson, célèbre bourreau de Paris. A la même époque, le duc de Mouchy s'installe sur ses terres du Bouchet pour soutenir la cour, ce qui lui vaut d'être guillotiné. L'état récupère son bien et y installe une manufacture d'armes et une poudrerie. La mairie rachète le presbytère et détruit le four à pain qui lui était attenant.
Aperçu de cette sortie : Essonne en Essonne
1 commentaires:
Merci Nathy pour cette sortie sympa
Daniel
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