Nous débutons cette escapade par la visite du parc du château de Rambouillet, avec la grotte des deux amants, la chaumière, la laiterie de la reine, la bergerie, la faisanderie et le château.

A savoir : en 768, Pépin le bref offre la forêt d'Yveline à l'abbaye de St Denis. Le château fortifié, bâti en 1370 pour le conseiller de Charles V, puis acheté par Regnault d'Angennes en 1384, est incendié pendant la guerre de cent ans. Restauré et agrémenté d'un parc, il accueille François 1er qui y décède en 1547. Le château connait ensuite plusieurs propriétaires : la famille d'Angennes le fait embellir à l'intérieur (1556) ; les de Fleuriau d'Armenonville font creuser les canaux (1699) ; le comte de Toulouse, fils de Louis XIV, fait doubler le nombre d'appartements pour recevoir la cour, grâce à l'ajout de nouveaux corps de logis. Il fait supprimer les fossés et ponts levis (1704) ; son fils, le duc de Penthièvre, vend le château à Louis XVI en 1783. Ce dernier fait planter des arbres exotiques dans le parc. Le comte d'Angiviller en devient gouverneur. Napoléon décide de rénover le château en 1804 et de l'aménager en rendez-vous de chasse. En 1810, il fait ajouter par l'architecte Auguste Farmin, une salle à manger, une chambre et une salle de bain de style pompéien. L'appartement de l'empereur est relié à celui de l'impératrice par un long balcon. Par ailleurs, la ville devient sous préfecture en 1811, avant d'être envahie par les prussiens en 1815 et en 1870. Sous l'impulsion de Félix Faure, le château devient résidence présidentielle en 1896.
En sortant du parc, nous jetons un regard à l'hôtel de baillage, aujourd'hui mairie. (Sous Louis XIV, la ville payait au royaume 1000Frs de redevance annuelle pour le stockage de son blé). Nous n'oublions pas, dans l'angle de la rue, l'ancien relais de poste du château (le roi y logeait les gondoliers des canaux du parc). Nous filons ensuite vers la forêt en passant près de la Grille de Versailles. La route de la Briqueterie nous conduit au petit étang de Gruyer. Depuis ce dernier, nous rejoignons celui du Coupe gorge, puis nous prenons la direction du nord. Le long du chemin, s'élève une borne armoriée, vestige de l'époque médiévale. Au carrefour de la Tête d'alouette, nous bifurquons vers les Bréviaires pour y apercevoir le Haras national.

A savoir : Les Bréviaires sont données à l'abbaye de Clairefontaine par Louis VII en 1177. En 1267, Robert de Dreux, comte de Montfort, confie sa seigneurie à son cousin, Guillaume de Beaumont. Le domaine revient plus tard à Aubert de St Germain, seigneur des Essarts, qui le revend en 1492 à Jean d'Angennes, seigneur de Rambouillet. L'église du 12ème est remaniée au 16ème. En 1686, le territoire est bousculé par le creusement des rigoles pour approvisionner l'étang du Perray et ceux de St Hubert et de Hollande. Le drainage des terres favorisent l'essor de l'agriculture. Puis, l'église est agrandie durant le 18ème, à la demande du duc de Penthièvre. Mais en 1830, jugée trop grande, sa nef principale est détruite par la commune. Le château de la Capera est construit pour la famille Pillon quelques années plus tard. Il est doté d'une rampe d'accès destinée aux attelages, pour que les passagers descendent à l'abri d'éventuelles intempéries. En 1847, le presbytère est affecté à l'école puis la mairie, avant d'être la maison de l'instituteur. Cet ancien prieuré redevient maison privée en 1914 ; après avoir abrité un hôpital militaire, elle sert de sanatorium avant la seconde guerre mondiale. A cette époque, le paysage est à nouveau transformé par l'aménagement d'une piste aérienne au milieu des prés. Ces derniers retrouvent rapidement leur usage pour l'élevage et la culture de vergers. Le haras s'installe au château en 1964.
Nous traversons quelques arpents avant de nous glisser entre l'étang de Corbert et l'étang de Bougneuf. Nous remontons ensuite vers les étangs de Hollande, où, à la belle saison, la baignade est autorisée. Plus loin, la route aux vaches nous permet de trouver l'ancienne voie romaine. A son extrémité, nous découvrons le Clos Renard et le château attenant. En descendant dans Saint Léger, nous admirons l'église St Jean Baptiste qui, perchée sur un talus, fait face à la maison du roi. Plus loin, des maisons forestières et un portail royal.

A savoir : le village prend le nom d'un martyr tué en 678. En 1026, Robert le Pieux fait construire l'église dans l'enceinte de son château. Ce dernier revient à Philippe Auguste au 12ème, puis du duc de Montfort en 1203. Un clocher avec baies géminées en lancettes est ajouté à l'église. Le domaine redevient royal avec le mariage d'Anne de Bretagne et de Louis XII, avant d'être confié par François 1er à André de Foix. Celui-ci y fait construire un haras en 1535 pour y développer l'élevage. Louis XIV lui rachète en 1668 et le fait agrandir. Plusieurs fermes se consacrent alors à l'élevage de chevaux. Le roi offre son domaine au duc de Chevreuse en 1692 et ce dernier la vend au comte de Toulouse en 1706. Le haras est transféré en Normandie en 1715. St Léger passe ensuite entre les mains du duc de Penthièvre, puis de Louis XVI qui s'octroie la maison à pan de bois en 1764, pour finir avec Napoléon. Ne subsiste que le portail en damier, route de Houdan.
En sortie du bourg, nous empruntons les grandes brêches pour contourner le bois dormant et la butte de l'âne. Nous retrouvons le Gr1 et le quittons à l'orée de la Forêt Noire. Peu après, la route du champ d'épines nous emmène vers l'ouest. Nous prenons la direction du sud avant d'atteindre la départementale et nous rejoignons le Passoir. Plus loin, à l'abri de tout regard, le hameau de Souvigny se dédie à l'élevage de chevaux de course. Ce domaine possède une piste d'atterrissage privé. A la Tour de guêt, nous suivons la route de la roche aux loups. Nous évitons les reliefs des rochers d'Angennes et tournons sur le chemin de la Jubellerie. Nous retrouvons le Gr1C au nord de Poigny la forêt, dont nous découvrons l'église St Pierre et la mairie école.

A savoir : l'église est attestée dès le 10ème siècle quand Hugues Capet en autorise la construction, tandis que le prieuré est construit en 1176. Le village peine à se développer, mais à la fin du 14ème, il est cédé par le roi à la famille d'Angennes, seigneurs de Rambouillet. En 1562, le fils Jean, fait remanier l'église et transformer les bâtiments claustraux pour en faire un château avec douves et meurtrières. En 1706, le comte de Toulouse acquiert la seigneurie avant que Louis XVI ne lui rachète. La mairie école est bâtie en 1868 et un préau, une buanderie, un refuge et une pompe lui sont ajoutés en 1889.
En revenant vers l'est, nous longeons le marais de la Cerisaie avant de déboucher sur la départementale. Revenant vers la ville, nous nous dirigeons vers le quartier de Grenonvilliers avant d'aller découvrir les vieux quartiers de Rambouillet et de rejoindre notre point de départ.

A savoir : le pavillon du roi est construit en 1731 par le comtesse de Toulouse pour servir d'hospice de ville. Il n'est inauguré hôpital qu'en 1933. Quant à l'école, l'enseignement est prodigué par des institutions diverses jusqu'au 20ème siècle. Mais en 1881, l'enseignement primaire laïc devient obligatoire. La ville fait alors construire un groupe scolaire primaire en 1894 et supérieur en 1899. Une maternelle est élevée rue Lachaux. Quant au Palais du roi de Rome, il est édifié en 1784 sur ordre de Louis XVI pour servir d'hôtel gouvernemental. Reconstruit et transformé par Napoléon en 1812, il revient à son fils, le roi de Rome. Il sert actuellement de salle d'expositions.
Aperçu de cette sortie : Forêt de Rambouillet
3 commentaires:
excellente journée nath, et la prochaine fois je prévois de quoi me tremper aux étangs de hollande !....
à signaler, une très bonne équipe dont la technicité de denis pour le réglage de vélos et "l'humour anglais" de christophe ont enrichi lors de cette escapade sportive culturelle mais aussi aventureuse (...) pas facile de réunir ces 3 aspects dans la même journée, BRAVO à toi !!!
et avec un temps idéal pour faire du vélo...
Une sciatique quasi absente de la journée, un beau temps avec le parcourt qui va avec et une sympathique équipe!
merci Nathalie
Bonjour à tous,
Merci Nathalie pour ce super parcours ponctué d'étapes culturelles. Organisation sans faille, beau temps, bonne humeur...le cocktail était parfait !
Je suis ravi d'avoir roulé en votre compagnie et j'espère qu'on se reverra bientôt pour de nouvelles aventures !
A bientôt et portez vous bien d'ici là !
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