
A savoir : l'église d'Epône est construite durant le 12ème siècle, grâce à Agnès de Montfort, devant une source sacrée. Elle encadre un clocher octogonal roman daté 1140. Quand à Issou, le village est mentionné dès 690. Il est donné à l'église Notre Dame de Mantes en 980 par la comtesse Letgarde, pour son riche vignoble. Mais rapidement, les seigneurs de Montalet mettent à profit la présence du fleuve, pour prélever un impôt lors du passage des bateaux. Au 14ème, plusieurs familles se partagent les fiefs du domaine. Parmi eux, les Hanneucourt. La seigneurie du 7ème est déjà propriété des Dampont pendant 4 générations. Ces derniers font construire le château et l'église St Martin, puis au 17ème, Nicolas de Harlay de Sancy, sieur de Sancy, baron de Maule, ministre sous Henri III et Henri IV, acquiert la propriété. Le domaine passe ensuite de mains en mains jusqu'à 1750 où il est acquis par Charles Godefroy connu pour ses titres multiples : baron, duc, vicomte, comte, seigneur, chambellan, gouverneur et lieutenant général. Il fait embellir le château et redessiner les jardins, et relier les deux parcs par une arche. Turenne et la marquise de Pompadour lui rendent souvent visite. Après sa mort en 1771, le domaine appartient à Mr d'Ormesson. La famille Chaperon en devient propriétaire au milieu du 19ème. Ils font restaurer et moderniser le château, et aménager les parcs à l'anglaise. A la mort de Madame Chaperon en 1976, le château est cédé à l'Inserm qui en refuse la gestion. Le filleul loue les terres pour la chasse et le château sombre dans l'abandon. Depuis 1995, une association tente de lui rendre ses splendeurs d'antan.
A Epône, nous partons de l'église Ste Béat. Nous suivons la rue Fournier, puis prenons la rue Antar. Celle-ci nous laisse sur la Brêche. Bientôt, Edouard nous guide sur la sente des ligneux. Après avoir traversé le vieux village, il nous faut contourner la gare et l'échangeur autoroutier. Juste après le cimetière, nous traversons la départementale, et nous engageons à travers champ avant de passer au dessus de la Seine et de l'ïle de Rangiport. Nous ne nous attardons pas dans les cités industrielles des chaussons et des coutures. Après avoir dépassé une deuxième voie ferrée, nous tournons vers l'ouest, où nous allons découvrir l'église St Martin et le château d'Issou. Plus loin, Gargenville nous réserve une autre surprise, le château d'Hanneucourt.

A savoir : le village de Gargenville est construit à flanc de coteau. Au 11ème siècle, il appartient à Gautier Pagon, vicomte du vexin. Les Hanneucourt possèdent les terres (seigle, petits pois, vigne, froment). Ils font ériger le domaine en baronnie en 1350, au profit des enfants de Jean de Giffart, qui conservent le fief jusqu'en 1727 puis le vendent à Moufle de la Tuilerie, tandis qu'une partie est cédée à Elie Randon de Massane en 1740. De la Tuilerie se fait construire un château, dans lequel Napoléon 1er séjourne en 1810, de même que Casimir Périer, le marquis de Cirée et la belle soeur d'Adolphe Thiers. La révolution a réunit les deux domaines, dont la dernière invitée devient propriétaire de 1880 à 1890. Elle embellit le château et participe à la création des ponts de Rangiport, mais aussi à la gare de chemin de fer. En 1967, le domaine est à nouveau divisé, en 3 lots. Le château est voué à devenir une maison de retraite.
Nous gagnons maintenant les bois qui coiffent la butte. Au gros chêne, nous décidons de suivre le Gr2. Il nous fait traverser les villages de Fontenay St Père, et Follainville Dennemont. Nous en apprécions les églises et maisons typiques. A St Martin la garenne, nous bifurquons pour rejoindre Sandrancourt. De là, nous nous engageons entre la Seine et les sablières pour descendre vers les îles de Guernes. Mais avant d'atteindre le bourg, nous tentons d'apercevoir le château de la corniche, juché sur la falaise opposée.
En descendant plein sud, nous découvrons bientôt les bras de terre qui s'accrochent aux berges de la Seine. A Dennemont, nous suivons tranquillement les bords du fleuve pour découvrir l'île l'Aumône. Après en avoir enjambé les bas quartiers, nous visitons le coeur de Mantes la jolie : collégiale, porte aux prêtres, hôtels particuliers de la rue baudin.

A savoir : une première mention de Mantes, qui appartient à l'abbaye de St Germain des prés, apparait au 9ème siècle. En 1077, le village constitue une place forte royale face à la Normandie. La ville est assiégée Guillaume le Conquérant en 1087 et l'église incendiée. Le comté de Mantes devenant royal grâce à Louis VI Le Gros. En effet, après avoir vaincu son frère Philippe, le roi prend la ville d’assaut, aidé en cela par les habitants. En récompense, il leur octroie une charte communale en 1150 et agrandit l'église. Les abbés sont souvent membres de la famille capétienne, dont Philippe le Bel est le dernier représentant religieux. En 1195, un pont est édifié pour relier Mantes à Limay. Il supporte pêcheries et moulins (le dernier s'effondre en 1871). Après plusieurs campagnes de travaux, la collégiale prend figure : façade en 1220, tour sud en 1250, tour nord en 1492 et 1508. Entre temps, Philippe Auguste décède à Mantes en 1223. Blanche de Castille et son fils le roi Louis IX, font ici de longs séjours. Plus tard, Henri IV y rencontre sa favorite, Gabrielle d’Estrées. La ville appartient à la maison d'Evreux Navarre jusqu'en 1365, quand Du Guesclin reprend la ville pour Charles V. Ce dernier fait construire l'hôtel Dieu : les religieuses, puis les augustines y soignent pauvres, pélerins et orphelins. A l'époque, les fortifications forment une ligne défensive le long de la Seine, avec portes et tours. La porte aux prêtres rend hommage à un prêtre qui, en 1411, apporte son concours pour reprendre la ville aux anglais. A la fin de la guerre de cent ans, la ville survit grâce à sa position fluviale. Mais en 1646, Anne d'Autrice et Louis XIV s'arrêtent à Mantes lors d'un voyage. Le roi loge à l'hôtel Carsillier, son frère trouve une chambre au 8 rue Baudin et Anne à l'hôtel de Mornay. Ce dernier est reconstruit en 1710 et devient le siège du baillage de Mantes et Meulan. En 1787, une salle de spectacle est édifiée. Elle sert de loge aux francs-maçons. En 1819, les bénédictines fondent, à l'hôtel de Mornay, un pensionnat de jeunes filles. En 1843, la ville est desservie par la ligne Paris Rouen, ce qui contribue à son développement industriel. Vers 1850, l'architecte Alphonse Durand entreprend la restauration de la collégiale et reconstruit la tour nord à l'identique de la tour sud. Dans le même temps, l'hôtel Dieu est désaffecté puis transforé en atelier photo, théâtre puis, plus tard, en cinéma et musée. En 1811, un café s'élève à côté de la salle de spectacle, bientôt remplacé par un bureau de poste. La ville est fortement bombardée en août 1944, qui épargne la collégiale par miracle. Deux ans plus tard, Vincent Auriol pose la première pierre de la reconstruction du centre ville, place St Maclou.
Nous prenons la direction du sud et traversons le domaine du moulin de la folie qu'arrose la Vaucouleur. En remontant sur le plateau, nous rejoignons Guerville pour y admirer l'église et le lavoir St Martin. La source du même nom nous rafraichit de son eau limpide. A Senneville, nous récupérons le Gr26 qui nous conduit à travers les vallons. Depuis Villeneuve, nous nous laissons glisser jusqu'au château d'Epone avant de retrouver notre point de départ.

A savoir : le territoire de Guerville est occupé dès l'antiquité. L'époque gallo romaine laisse trace d'une briqueterie et de fours à chaux. Cité en 690, Guerville est propriété de l'abbaye de St Germain des prés. En 1335, Pierre de Mézeland vend son manoir aux chartreux du couvent de Vauvert les Paris qui conservent la seigneurie jusqu'à la révolution. En 1835, les relations sont tendues entre les habitants de Senneville, Fresnel, la Plagne et le curé de Guerville qui implante ici le protestantisme (temple et cimetière). Plus tard, les carrières calcaires permettent l'implantation d'industrie cimentière. Qunat à la fontaine, un dicton affirme " St Martin ne va jamais sans sa fontaine" et celle-ci est longtemps réputée pour calmer les convulsions des enfants par un bain le 11 novembre. Le lavoir desservi par la source, a bénéficié d'une restauration au 20ème. A Epône, de l'ancien château subsiste un pavillon à l'antique, appelé Temple de l'amitié, premier temple maçonnique fréquenté par Danton et Camille Desmoulins. Il est le théâtre de fêtes en l'honneur de la déesse Raison en 1793.
Aperçu de cette sortie : Mantes à l'eau
7 commentaires:
Super sympa cette sortie vélo
ravie de ne pas avoir crevé entre les raccourcis et les détours, on a finalement fait 63 kms (2-3 de + avec la visite de mantes)
au plaisir de vous revoir
Le temps était de la partie,le terrain valonné a souhait,le timing tip top,les visites et commentaires de Nath toujours bienvenus,les cimetières pour l'eau quand il en avais besoin.
Ce coup la on a garocher, des mirablelles ,des prunes ,des noisettes et des mures pour le gouter.
Bref tous les incredients pour faire de cette sortie OVS organisée par Nath un très bon momment et une bonne journée surtout quand on a une équipe homogène et pas de soucis techniques.
Merci merci Nath a une prochaine fois.
ouais, surtout quand il n'y a pas de soucis technique Philippe, do you remember ? !
en résumé, une journée agréable quoique le temps ait été assez lourd, et si je rajoute les côtes qu'on s'est tapées, et les litres de transpiration qu'on a perdus, pas étonnant qu'on se soit arrêté à tout les points d'eau sur notre passage !
merci pour cette journée sauna
Encore une journée ovs bien sympa a renouveler sans moderation!
Merci a Nath et à tous les participants.
Effectivement, pas de pneus crevés. Le seul qui était crevé, c'était moi en fin de journée ! Bonne rando-vélo en compagnie de bonnes personnes
au plaisir de vous revoir
2ème rando avec Nath et 2ème 20/20 à décerner : tout était très bien : ambiance, participants (es), météo....je crois qu'il y a bientôt une expo photos dans le village de mes parents sur le thème des "VTTistes habités par la croyance du Seigneur Jésus tout puissant". Nath, pourras tu m'envoyer les 2 photos que tu as prises de moi en train de prier devant les églises, elles sont pil-poils pour être exposées !
A bientôt tout le monde, sur 2 roues bien sûr !
Avec plaisir Christophe ! et pour remercier le ciel, tu diras 2 bénicités mon fils. ;-)
En tout cas, aucune courbature ce matin, malgré, il est vrai, de vraies belles côtes. C'est votre bonne humeur qui me met en forme !
Au plaisir de vous retrouver, chers joyeux cyclistes !
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