Pour apprécier notre patrimoine naturel ou architectural, il suffit souvent de prendre son vélo ou ses chaussures de randonnées. C'est bon pour notre environnement et excellent pour notre santé !

Mes circuits culturels, sportifs et écologiques, permettent de s'évader, le temps d'une journée, dans tout le croissant ouest Ile de France, et même un peu plus loin !

Des escapades sont organisées plusieurs fois par mois.

29/07/10

Les enclaves

Top départ aux Essarts ! Délaissant la gare, nous empruntons l'aqueduc de Lartoire. A quelques pas de là, à travers les branches dénudées, nous apercevons le château de Lartoire qui s'élève au bout de sa pièce d'eau. Nous bifurquons bientôt à la cavée pour rejoindre Auffargis, où nous découvrons l'église St André.

A savoir : l'histoire d'Auffargis commence dès la préhistoire, et à l'époque gallo-romaine, un gisement de fer y est exploité. Au moyen âge, les trois quarts de la commune sont propriétés de l'abbaye des Vaux de Cernay. La première seigneurie est achetée en 1388 par Régnault d'Angennes. Il fait y bâtir le manoir de la Recette pour héberger le procureur fiscal. La seigneurie devient propriété royale en 1707 via le comte de Toulouse. L'église s'effondrant, un nouvel édifice est édifiée en 1793, selon les plans de Daniel Ramée. L'horloge est l'oeuvre de Frestel en 1857. Le manoir devient mairie école au début du 20ème siècle, puis presbytère en 1878, puis enfin bureau de poste.

Nous suivons le ru des Vaux qui coule au pied de hautes buttes. Nous fiant au Gr1, nous poursuivons en direction de l'abbaye des Vaux de Cernay. En face des superbes ruines, nous montons dans le bois de la vieille bonde pour gagner la plaine de la Massicoterie.

A savoir : l'abbaye est fondée en 1147 par la congrégation cistercienne de Savigny en Avranchin. L'abbaye prospérant, les bâtiments conventuels sont agrandis au 13ème siècle. Mais le monastère souffre de la guerre et des épidémies durant le 16ème et l'éloignement de l'abbé de sa communauté accentue les difficultés. Après un regain de dynamisme au 17ème, l'abbaye devient bien national à la révolution et est utilisée comme carrière de pierre. En 1874, les Rothschild acquièrent les vestiges. Ils font transformer les bâtiments conventuels restant en château, construire de nouveaux bâtiments néo-gothiques et bâtir un édifice pour abriter la fontaine St Thibault, réputée pour favoriser la fécondité féminine. Leurs héritiers reprennent le domaine de 3000ha en 1903. Les employés, occupés à l'entretien, bénéficient de conditions sociales exceptionnelles. Cependant, la seconde guerre mondiale vient mettre un terme à cette période dorée. Les Rothschild quittent l'abbaye, tandis que les statues de Versailles et du Louvre y sont cachées. Le domaine est racheté par les Amiot, constructeurs d'avions et de navires. Le site est transformé en domaine touristique en 1988.

Une fois passés les Fonciaux, nous redescendons vers Fourcherolles en restant à main gauche. Près de la ferme de Valence, nous traversons le Champ Romery pour rejoindre le Mousseau. Nous contournons ensuite le bois de l'étrille pour arriver au pied du moulin neuf, derrière le château de la Cour Lévis. Par la route, nous rejoignons Girouard, avant de remonter vers le château de la Boissière Beauchamp. De là, nous pouvons apercevoir le manoir de la Recette.

A savoir : Lévis est mentionné pour la première fois en 774 dans un document écrit de Charlemagne. Les seigneurs y fondent plusieurs établissements religieux, en particulier le prieuré St Pierre (9ème siècle) et l'abbaye Notre dame de la roche (13ème) . La terre de la Boissière est mentionnée dès le 16ème. Un manoir bâti en bas des terres tient lieu de logis au fermier du premier château. Dans le même temps, le village constitué de plusieurs hameaux est rattaché au domaine royal en 1721, avant de revenir au comte de Toulouse. Celui-ci reconstruit le château de la Boissière au début du 19ème et donne le nom de Recette au manoir. Le fermier est en effet chargé de percevoir les revenus de ses terres. Le prieuré bénédictin St Pierre est détruit ; seule la chapelle du 13ème est épargnée et utilisée comme grange. L'économie du village repose sur l'horticulture, la production de céréales et l'élevage.

Le chemin de la porte dorée nous conduit tout près de la source de l'Yvette. Après avoir touché le fond, nous remontons la côte de Vaujoyeuse pour aller à la chapelle des Layes. Aux Malassis, nous préférons les Gandines pour retrouver notre point de départ.

A savoir : la chapelle des Layes est érigée en 1204. Elle est à l'origine consacrée à St Evroult, protecteur des animaux de ferme. Le choeur et le clocher échappent aux ruines et sont restaurés au 20ème siècle. Quant au manoir des Gandines, il abrite longtemps deux colonnes calcinées issues de l'incendie du palais des Tuileries en 1871. Ces colonnes cannelées à chapiteaux ioniques, dessinées par Philibert Delorme en 1515, ornent le jardin, dominant le vallon.

Aperçu de cette sortie : Enclaves

9 commentaires:

Nours78 a dit…

Encore merci Nathalie pour cette belle rando et au groupe de tres bonne compagnie et de tres bon pique nique!
A+
Christian

Camilledu91 a dit…

Merci NATHALIE pour cette super rando qui s est terminé sous le soleil !

Jeanluc77 a dit…

Nathalie merçi pour cette très belle rando, avec en plus de très beaux commentaires. Je te souhaite une bonne semaine

Hsp a dit…

Très belle rando, merci Nathalie, à bientôt !

Esterel a dit…

Merci Nathalie...très agréable journée...A bientôt ;-) Catherine

Ladak a dit…

Ouaip, bien cool, un ti peu de soleil, du bon vin blanc chaud, juste un peu trop plat. Hic !
A la prochaine (photos asap)

Patrouchtoune a dit…

C'était une super rando, merci.

Rando91 a dit…

Grand grand merci Nathalie

Triviathor a dit…

super le diaporama, excellents cadrages...même quand la prise de vue fut acrobatique du sommet du mur d'enceinte ! Beau château...