Nous quittons l'église Saint Léger en longeant la maison Révillon et la ferme Magdeleine, puis nous nous dirigeons vers le château de Piple. Nous en longeons la propriété pour gagner la forêt Notre Dame.
A savoir : la seigneurie de Boissy appartient à l'abbaye de Saint Maur dès 650. En 1124, l'évêque de Paris lui reconnait le pouvoir d'administrer la paroisse et ses terres dont le fief de Piple et sa chapelle bâtie au début du 13ème siècle. La région est hélas dévastée par la guerre de cent ans, puis par les anglais entre 1418 et 1434. L'église Saint Léger est alors reconstruite et agrandie avec des chapelles latérales. En 1599, Nicolas de Harlay, châtelain de Grosbois, acquiert les droits de Boissy. Mais les deux frondes entre 1649 et 1652 dévastent à nouveau le territoire. Les Nyvert se font construire une maison de maîtres dans l'enceinte de la ferme Magdeleine en 1660. Anoblis, Pierre Nivert devient conseiller du roi en 1713. Grosbois devient marquisat en 1734 sous l'égide de Chauvelin, et réunit à Brunoy par le comte de Provence en 1777. Au début du 19ème, Boissy est partagé entre deux familles : les Hottinguer du Piple et les Berthier de Wagram de Grosbois. Ces derniers embellissent l'église Saint Léger en 1866, juste avant que la ville ne soit envahie par les prussiens en 1870 et que les châteaux soient occupés. Peu après, Léon Révillon, conseiller municipal, se fait bâtir une résidence d'été, avec l'argent rapporté pour son activité de pelleteries, activité fondée par son père en 1840. Tandis que les vignes disparaissent, apparait la culture d'orchidées. La demeure des Révillon devient la direction régionale des douanes tandis que, sous la pression urbaine, les terres sont progressivement bâties. Cependant, la commune figure parmi les plus vertes du département. Elle est aussi la capitale mondiale des orchidées depuis 1896.
Nous atteignons rapidement les maisons forestières du chevreuil et des bruyères où nous retrouvons le Gr14. Après avoir parcouru plusieurs kilomètres dans la forêt humide et traversé l'étoile des Huit routes, nous arrivons au château des Marmousets.
A savoir : à la fin du 17ème siècle, le domaine n'est alors qu'une simple maison isolée en forêt briarde, qui appartient au peintre Jean Petitot le jeune. Ce protestant fait carrière en Angleterre où il est nommé peintre du roi Charles II. Il revient mourir dans sa maison en 1702. Le château est édifié entre 1785 et 1810, dans un style antique grecque. Il est ensuite vendu au duc d'Empire Jean Baptiste Nomphère de Champagny, nommé ministre des relations extérieures en 1807. Le château est ensuite remanié en 1828 par le comte et général Hulin. Il fait édifier deux pavillons encadrant l'entrée de la cour d'honneur. Fidèle de Bonaparte qu'il accompagne en Italie, il devient président de la commission militaire chargée, en 1804, de condamner à mort le duc d'Enghien à Vincennes. Racheté par son père en 1875, le château devient propriété de François de Curel, centralien et dramaturge célèbre. Devenu académicien à partir de 1918, ses démêlés avec la municipalité ont défrayé la chronique caudacienne. Aujourd'hui, le château est propriété du conseil général du Val de Marne.Nous repartons en forêt pour rejoindre le pavillon des friches. Plus loin, nous découvrons le haras de la Bourbonderie puis le château des Agneaux. Nous pénétrons bientôt dans Lésigny et tentons d'apercevoir le donjon de la Bergerie.
A savoir : le château des Agneaux est édifié en 1585 par Guillaume Marchant, correcteur à la chambre des comptes. Remanié et agrandi au 17ème siècle par Laurent de Naberat, conseiller d'Anne d'Autrichee, il passe ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires puis échoit en 1659 à Simon Lefèvre d'Ormesson. Dès 1816, il devient propriété des Prévost, puis des Guyot d'Arlincourt. A la fin du 19ème, ces derniers réalisent d'importants travaux de restauration qui lui confèrent son allure actuelle. En 1926, il est vendu à un éditeur américain, Elmer Prather qui le transforme en golf. Quant au château de Lésigny, il est construit en 1540 sur le fief de Louis de Poncher, trésorier de François 1er, pour Charles de Pierrevive, deuxième époux de Mme de Poncher. Son fils fera construire l'église St Yon dans laquelle Louis XIII viendra se recueillir. Le château est vendu au marquis Concini, maréchal de France. Cet opportuniste est appelé près de la reine au décès d'Henry IV. Mais soupsonné d'avoir participé à l'assassinat du roi, il est tué en 1617 sur ordre de Louis XIII. Le château est saisi et donné au duc de Luynes, qui y accueille ensuite le roi pour la chasse et la pêche à la ligne. Agrandi au 19ème, il est totalement refait en 1950. Quant à la ferme de La Bourbonderie, elle est connue pour avoir accueilli des troupes commandées par le connétable de Bourbon. L'élevage occupe longtemps les terres environnantes. D'ailleurs, sous le règne de Louis XI, une grande foire aux bestiaux est instituée chaque année début septembre. Encore très prospère au début du 20ème, elle se maintient jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, Charles Pathé, né à Chevry-Cossigny, fait connaître le cinématographe aux habitants de la région, grâce à son cinéma ambulant présenté à la foire de Lésigny.Après avoir traversé le village, nous découvrons le château. Mais la forêt nous rappelle à elle et nous fait découvrir d'autres surprises : le château de la Maison blanche, maison de chasse cachée au milieu des arbres et transformée en haras. Quelques coups de pédales et nous voici devant la tour Saint Hubert. Arrivant à Villecresnes, nous refermons notre boucle à Boissy, nous en traversant les derniers bois qui nous en séparent.
Aperçu de cette sortie : Foret Notre Dame

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